Arsenal du Mourillon, les cales de construction


Une tranche d’histoire disparue de l’arsenal du Mourillon

Les cales de construction navale visibles sur cette photo ont été édifiées entre 1853 et 1859. A l’origine du projet, deux autres ensembles de 5 cales devaient être construits en prolongement vers la tour Royale, portant à 15 le nombre total de cales, mais seules les 5 premières ont été réalisées.

Les cales de l'arsenal du Mourillon

Les cales de l’arsenal du Mourillon (Cliquer pour agrandir) – Photo www.delcampe.net

Les prisonniers du bagne de Toulon ont participé au chantier avec les travaux de maçonnerie et de charpente. Cette partie de l’arsenal du Mourillon a été construite dans la seconde moitié du XIXème siècle, alors que la partie nord de l’arsenal (aujourd’hui disparue) a elle été édifiée entre le XVIIIème et la première moitié du XIXème siècle avec la construction des entrepôts à bois et des bassins d’immersion pour le stockage des bois pour la construction des vaisseaux de la marine, au grand arsenal de Toulon.
C’est des cales du Mourillon qu’a été lancé en 1859 la première frégate cuirassée à propulsion mixte, La Gloire sous la direction de l’ingénieur naval Dupuy de Lôme. En 1888 et 1893 seront respectivement construits les premiers sous-marins modernes du monde avec le Gymnote et le Gustade Zédé.
Lancement de la frégate cuirassée (Ironclad) La Gloire depuis les cales de l'arsenal du Mourillon

Lancement de la frégate cuirassée (Ironclad) La Gloire depuis les cales de l’arsenal du Mourillon


Les cales ont été détruites durant les bombardements alliés sur la base de sous-marins allemande installée dans l’arsenal du Mourillon, au cours de la seconde guerre mondiale.
Aujourd’hui, seule une rampe de lancement des anciennes cales est visible depuis l’entrée de la porte de l’arsenal du Mourillon.
Les cales du Mourillon en 1945

Les cales du Mourillon en 1945 (Cliquer pour agrandir) – Photo US Air Force

Le Mourillon sous le pinceau de Félix Vallotton


Paysages du Mourillon d’avant guerre

Félix Vallotton était un artiste pluridisciplinaire puisqu’il a exercé son art dans la peinture, la gravure, la sculpture, l’illustration. Il était également romancier et critique d’art.
Né en Suisse à Lausanne en 1865, il devint célèbre grâce à ses gravures sur bois et illustrations. Dès 1900, il concentra son activité autour de la peinture.
« Je rêve d’une peinture dégagée de tout respect littéral de la nature, je voudrais reconstituer des paysages sur le seul recours de l’émotion qu’ils m’ont causée, quelques grandes lignes évocatrices, un ou deux détails choisis, sans superstition d’exactitude d’heure ou d’éclairage »
Félix Vallotton

La décennie suivante vit sa consécration à travers ses tableaux qui furent exposés en France, en Europe et aux Etats-Unis. Il décède en 1925, il a été inhumé au cimetière de Montparnasse à Paris.
Félix Vallotton a réalisé plus de 1700 toiles.

Paysage au Mourillon par Félix Vallotton - Huile sur toile 1925

Paysage au Mourillon par Félix Vallotton – Huile sur toile 1925

Pavillon de Jardin au Mourillon par Félix Vallotton - Huille sur toile 1925 (Cliquer pour agrandir)

Pavillon de Jardin au Mourillon par Félix Vallotton – Huille sur toile 1925 (Cliquer pour agrandir)


Les mourillonnais auront reconnu ci-dessus la rotonde du chemin de la Mitre.

En découvrir un peu plus sur Félix Vallotton.

Source Web.

Photos du débarquement de Provence

A travers la collections de photos de Dale Rooks

Débarquement en Provence - Petite fille ©  Dale Rooks

Débarquement en Provence – Petite fille © Dale Rooks

Dale (Rhinedale) Rooks est né en 1917 à Grand Rapids, une ville du Michigan aux Etats-Unis.
Après ses études, il travaille comme photographe pour le compte de plusieurs journaux. En 1944, il rejoint une unité des Garde-côtes américains à bord du USCGC Duane de 1944 à 1945 sur le théâtre de Méditerranée comme photographe de guerre. Il participe au débarquement de Provence en août 1944 et réalise une collection de photographies notamment dans le Var et à Toulon. Il meurt en 1954.

Découvrir l’album photos de Dale Rooks ici.
Visiter le site web dédié à Dale Rooks.débarquement de Provence sur wikipedia.

Dale Rooks - Débarquement en Provence

Soldats américains © Dale Rooks

Le port de Toulon en ruines ©  Dale Rooks

Le port de Toulon en ruines © Dale Rooks


Les mystérieux vaisseaux de la Royale

Les vaisseaux de l’appontement Missiessy

Grâce à Nicolas Mioque, un passionné de Marine à voile ancienne, l’énigme de la carte postale aux trois vaisseaux a été résolue !
Cette carte ancienne connue des initiés représente 3 anciens vaisseaux de guerre transformés en casernement aux appontements de Missiessy dans l’arsenal de Toulon.
L’expéditeur de la carte postale, un locataire de la caserne de l’époque, mentionnait au recto de la carte le nom de deux des trois vaisseaux : « Hello » et « Stars ».

Vieux vaisseaux de guerre servant de Caserne au 8ème colonial - Missiessy

Vieux vaisseaux de guerre servant de Caserne au 8ème colonial – Missiessy (Cliquer pour agrandir)

Après analyse plus poussée, Nicolas remarque que les 2 premiers bâtiments sont des anciens vaisseaux de premier rang, des trois-ponts* tandis que le dernier est un deux-ponts.
* Un trois-ponts est un ancien navire de guerre à voile disposant de trois batteries, c’est à dire de trois suites d’artillerie, continues et couvertes.
Le premier vaisseau s’avère en fait être le Eylau du nom de la fameuse bataille napoléonienne qui eut lieu en 1807 dans l’ancienne Prusse orientale, aujourd’hui Kaliningrad, l’enclave de la fédération de Russie fichée entre la Pologne et la Lituanie. Il s’agissait d’un vaisseau de type Hercule doté de 100 canons et construit au tout début du second empire. Le second vaisseau s’appelle Le Souverain, et le dernier vaisseau sur la carte postale est le Mars, ex-Masséna, un vaisseau de 90 canons transformé sur cale en mixte en 1857 et lancé en 1860. Ce vaisseau fut utilisé comme ponton caserne à Toulon de 1893 à 1905.

Nicolas Mioque est un jeune toulonnais passionné de Marine de guerre à voile. Sa connaissance du sujet est déjà très étendue et c’est à travers son blog Trois-ponts qu’il vous fera découvrir ces navires si envoûtants et porteurs d’histoire.
Je ne vous ferai pas l’affront de vous rappeler que le développement même de la ville de Toulon s’est réalisé autour de son arsenal, sous le règne de Henri IV et le transfert de la flotte des galères de Marseille vers Toulon. Port stratégique de la Méditerranée, le site fut modernisé et étendu sous la houlette de Vauban durant le règne de Louis XIV. Un nombre très important de vaisseaux de la Marine Royale furent construits dans l’arsenal de Toulon, parallèlement aux autres arsenaux tels ceux de Brest, de Rochefort, de Cherbourg… Les bois nécessaires à la construction des vaisseaux étaient entreposés dans les bassins d’immersion et les entrepôts de l’arsenal du Mourillon.

Le site web Trois-ponts.
Le musée de la Marine de Toulon.
Le site de la frégate Hermione, actuellement en construction dans l’ancien arsenal de Rochefort.

Petit dictionnaire sentimental et fantaisiste de Toulon

Découvrir Toulon autrement avec Colette Servières

Petit dictionnaire sentimental et fantaisiste de Toulon par Colette Servières © Colette Servières - Editions de Beaupré

Petit dictionnaire sentimental et fantaisiste de Toulon par Colette Servières (Cliquer pour agrandir) © Colette Servières – Editions de Beaupré

« Savoureuse comme une pêche mûrie au soleil du cours Lafayette, sa plume facétieuse croque la vie au fil des rues, des souvenirs et des rencontres. »
Amoureuse de Toulon et enfant du pays, Colette Servières présentera son petit Dictionnaire sentimental et fantaisiste de Toulon à la librairie Charlemagne le 3 octobre 2012 à partir de 17 heures.

Le fort Saint Louis dans les années 1880

Une peinture marine par Lina Bill

Le Fort Saint Louis au Mourillon vers les années 1880

Le Fort Saint Louis au Mourillon vers les années 1880 (cliquer pour agrandir) Peinture de Lina Bill (Louis Bonnot)

Louis Bonnot (1855-1936) est un peintre paysagiste et aquarelliste qui signait ses oeuvres sous le pseudonyme de Lina Bill. Élève de Vincent Courdouan et de Paul Sain, il puise son inspiration dans la mer et les paysages de Provence. Dans les années 1880 il s’installe à Toulon puis se fixera en Avignon, après un passage à Marseille, où il passera une bonne partie de sa vie.

Horloge murale Mourillon

Un cadeau original pour les amoureux de Toulon

Horloge murale MOURILLON

Horloge murale Mourillon (Cliquer pour agrandir) © Tolonensis Creation

A destination des amoureux de Toulon et du Mourillon, voici l’une des dernières créations du Minot avec cette horloge murale décorative Mourillon réalisée sur support acier par découpe laser sur métal.
- Peinture noir mat par dépose de pigments par procédé électrostatique et fixation par cuisson au four.
- Mécanisme Quartz Precision UTS silencieux fabriqué en Allemagne.
- Aiguilles en aluminium laqué blanc.
- Dimension 40 cm.
» Information : info@tolonensis.com

Jacques Lahitte (Le Minot) est Manager et Designer de la société Tolonensis Creation spécialisée dans la création et la fabrication de décorations murales et horloges murales réalisées avec la technique de la découpe laser sur métal.

Une horloge Design de qualité © Tolonensis Creation

Vue du Mourillon vers la fin du XIXème siècle

Le quartier ouest du Mourillon depuis la Tour Carrée

Le Mourillon ouest depuis la Tour Carrée

Le Mourillon ouest depuis la Tour Carrée (Cliquer pour agrandir) – Photo Jean Gilletta © BNF-Gallica


Très belle vue panoramique de la partie ouest du quartier du Mourillon avec la vue sur la petite rade. Dans la rade, l’escadre Russe en visite à Toulon en 1893.
Au premier plan, une jolie villa sur un chemin qui deviendra la rue Masséna, cette villa existe toujours sauf la petite tour qui a disparu, voir ci-dessous. Sur la gauche, un chemin qui descend et longe des oliviers, il s’agit du boulevard Grignan. Sur la gauche, un bâtiment de la caserne de l’Artillerie Coloniale et derrière des ateliers de l’arsenal du Mourillon. Au centre une des 2 futures nouvelles cales de construction navale à architecture métallique. Sur la droite, quatre des 5 anciennes cales de construction navale qui furent édifiées par les bagnards. Devant, des bâtiments de la caserne de l’Infanterie de Marine. Cette très belle prise de vue nous montre un côté encore champêtre du Mourillon. Jusqu’au début du XXème siècle, il y avait encore peu de maisons dans cette partie située à l’ouest de l’axe du boulevard Pelletan qui s’appelait auparavant le boulevard Saint Louis jusqu’en 1904, on trouvait surtout des jardins.

Wyświetl większą mapę
Mourillon et Port Marchand - Seconde moitié du XIXème siècle - Domaine Public

Le Mourillon et le Port Marchand vers la fin du XIXème siècle
(Cliquer pour agrandir) – Carte domaine public

Les maîtresses de l’école primaire Renan

Une photo insolite des maîtresses de l’école primaire de la rue Renan au début des années 1970.
De gauche à droite : mesdames Martens, Grimaldi, Dubois, Jeandeau et Baccialone et le directeur monsieur Ribis.
Pour ma part je suis passé dans les classes de Mme Martens (CP 64-65), Mme Jeandeau (CE1 65-66), Mr Casanova (CE2 66-67), Mr Aubry (CM1 67-68) et Mr Ribis(CM2 68-69).
1969 a marqué la dernière année de l’ancien système scolaire avec l’école des garçons en haut de la rue Renan et celle des filles en bas vers la rue Castel.
Les maîtresses et le directeur de l'école de la rue Renan

Les maîtresses et le directeur de l’école de la rue Renan
© Isabelle Nivet

Je suis donc de la vieille école, celle de la plume sergent Major, des buvards, des ardoises, des bons points, des blouses et des coups de règle sur les doigts. Malgré mon niveau moyen, le subjonctif plus-que-parfait de Mr Bescherelle ne m’était pas étranger ainsi que les accords du participe passé de Mr Bled, la chose s’étant plus ou moins estompée depuis… Parmi les autres maîtres et maîtresses de l’Ecole des Garçons, il y avait encore Mme François, Mr Pochard et Mr Sylvano, je ne pense pas en avoir oublié d’autres.
Ceux qui ont connu l’école Renan de la seconde moitié des années 60 se reconnaîtront !
Merci à Isabelle Nivet (fille de Mme Jeandeau) pour la photo, que vous retrouverez bientôt dans les Chroniques.
L'école primaire de la rue Renan au Mourillon à Toulon

L’école primaire de la rue Renan au Mourillon © Jacques Lahitte – ww.le-minot.com

Le tronc des prisonniers du Bagne de Toulon

Cette prise de vue a été réalisée en 1977 dans la basse ville de Toulon dans la rue de la Glacière au numéro °35.
Si vous cherchez le tronc, vous ne le trouverez plus, il a été enlevé et se trouve aujourd’hui au Musée des Amis du Vieux Toulon au 69, cours Lafayette.

Le Bagne de Toulon était situé dans la vieille Darse du port. Il a fonctionné de 1748 à 1873, les bagnes de Cayenne et de Nouvelle-Calédonie ayant pris la suite.
La Chiourme comme on appelait alors les forçats fut utilisée pour les travaux titanesques de nivellement des terrains du futur Arsenal du Mourillon. C’est également eux qui construisirent les cinq cales de constructions navales.
Le policier et aventurier Vidocq y fut l’un des internés. Victor Hugo y fit évader Jean Valjean dans son oeuvre Les Misérables.

Lien vers le Musée.

Le tronc des prisonniers du Bagne de Toulon

Le tronc des prisonniers du Bagne (Cliquer pour agrandir) © Jacques Lahitte

La sieste au Port Marchand

Pendant longtemps, le public avait accès aux quais du port de Commerce au Port Marchand. Au milieu des billes de bois et autres marchandises qui étaient déchargées des cargos qui faisaient escale par Toulon, on trouvait des pêcheurs, des flâneurs et des visiteurs qui déambulaient le long des quais. Certains s’installaient même aux beaux jours pour des siestes profondes. C’est comme cela que j’ai pu immortaliser celui de la photo ci-dessous…
Port Marchand - Toulon - 1977

Port Marchand – Toulon – 1977 (Cliquer pour agrandir) © www.le-minot.com

Les fortifications vers la Porte de Mourillon

Les fortifications à hauteur de Bazeilles

Section: Le quartier
 
Superbe carte postale d’un coin disparu. Vue des remparts au niveau de la porte de Bazeilles. La porte que l’on observe sur la gauche a été percée dans la muraille en 1873. La muraille dont on aperçoit une échauguette dans…
» Voir la carte postale et lire la suite
  Les fortifications à hauteur de Bazeilles